Réalité

théâtre de rue physique et immersif

Synopsis

Le bip d’une caisse de supermarché, des cris d’enfants jouant dans un parc, des rires d’amis assis à la terrasse d’un café, quelques bribes de conversations routinières…

Sur la place publique, nous voilà immergés dans le quotidien de trois individus, trois decennies : une jeune femme qui à la vingtaine, un homme d’une trentaine d’années, et un cinquantenaire. Ces trois personnes ont une quête personnelle : trouver le bonheur. Il y a aussi un visage. Un visage que tout le monde porte. Un visage qui nous cherche, un visage commun et funeste. 

 

Le propos

Aujourd’hui, le bonheur se mesure avant tout par la réussite professionnelle, l’accomplissement personnel et la bonne santé. La personne qui tombe malade peut se sentir isolée et culpabilisée, comme responsable de son échec : elle aurait dû s’écouter davantage, respecter son corps et en prendre soin, vivre plus sainement, changer son régime alimentaire, faire de l’exercice et s’entretenir… et s’incliner devant ces recommandations et injonctions au bien-être qui dictent nos modes de vies, régies pourtant par une société plus malade que les concitoyens qui la constituent. L’image projetée de soi-même a pris plus d’importance que ce que nous sommes réellement : des personnes émotives, changeantes, fragiles, mortelles… et profondément humaines.

« Et ce sont les maladies, dont on juge multiples les causes, qui offrent le plus de possibilités pour désigner métaphoriquement tout ce qui est estimé être détraqué sur le plan moral ou social. » Susan Sontag, La maladie comme métaphore.

Que se passe-t-il au fond de soi lorsqu’on est atteint d’une maladie? Comment se représente-t-on la maladie ? Comment l’imagination collective nous pousse à de moins en moins regarder l’intérieur de notre corps, comprendre son fonctionnement, ses forces, ses failles ? Est- ce tabou d’être malade ? Le temps de la maladie est souvent vécu comme une prise de conscience de son accroche sur le monde des bien-portants et ouvre parfois sur un renouveau. Par ce déclencheur, on découvre une relation nouvelle à son corps. C’est peut-être l’occasion de déclencher une écoute assez profonde sur soi et en regard sur le monde. Cette écoute questionne la place que nous accordons à notre spiritualité. Qu’avons nous fait de notre spiritualité? Où se trouve-t-elle?

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